L’école des veuves

de Jean Cocteau

Adaptation et mise en scène
Hazem El Awadly

Scénographie
Jean-Marie Eichert

Musique
Hazem El Awadly

Photographie
Samuel Croix

Affiche
Jean-Luc Faure

Assistante
Marie Mendoza

Costumes
Tsung-Hsuan Chiu
Hazem El Awadly

Lumière
Mathilde Bourbin

Avec
La troupe du Théâtre Nout


Création 2006
Durée : 50 minutes
Accueil et dîner à l’égyptienne à partir de 19h30

Jean Cocteau nous entraîne cette fois-ci dans un caveau où une jeune et belle veuve s’est enfermée avec sa nourrice car on vient d’y enterrer son vieux mari. Sa résolution est prise, elle se laissera mourir à côté du sarcophage afin d’être un exemple de pureté aux yeux des « femmes du monde ». La nourrice, grâce à la présence du jeune garde du cimetière timide mais bien fait de sa personne, parviendra à convaincre sa maîtresse de renoncer à son projet en lui faisant connaître l’amour entre les bras du jeune garde.

Note d’intention

Drôle, vif mais sous des allures légères, ce texte de Jean Cocteau assez méconnu, traite de la vanité de l’Absolu, de l’attachement aux choses matérielles comme aux idées mais aussi de la fidélité et de l’amour.

Hazem El Awadly, directeur et metteur en scène, développe depuis de nombreuses années la particularité d’une culture double, à la fois égyptienne et française, que l’on pourra ressentir par la musique, le choix esthétique des costumes, les senteurs de musc.

« Et moi, je crierai s’il le faut comme une chouette. »

Jean Cocteau, né en 1889, fut un grand protagoniste de la scène littéraire et artistique européenne, jusqu’à sa mort, en 1963.

Auteur dramatique, écrivain, cinéaste, peintre, chorégraphe, il est l’auteur d’une oeuvre considérable et éclectique, dont il est difficile de retrouver une unité stylistique et technique.

Il expérimenta toujours de nouvelles formes et de nouveaux langages. Dans le climat effervescent du début du siècle, il fréquenta Stravinsky, Cendrars, Apollinaire, Modigliani, Max Jacob. Séduit par les Ballets russes de Diaghilev, il créa avec Picasso, Satie et Massine, le ballet Parade en 1917, véritable scandale.

Après les adaptations d’Antigone et de Roméo et Juliette, il écrivit Orphée montée par Pitoëff en 1926; il y proposa une vision originale d’un mythe classique tout comme il le fit dans La Machine infernale, mis en scène par Jouvet en 1934. La Comédie Française ouvrit ses portes à La Voix humaine en 1930, qui rencontra les faveurs du public.

De nombreux écrits se succédèrent encore, dont Les Parents terribles, pièce jugée scandaleuse et interdite par le Conseil Municipal, mais qui fut reprise avec un grand succès en 1938.

Parallèlement, il réalisa plusieurs oeuvres cinématographiques dès les années 30. Le Sang du poète, tourné en 1930, L’Eternel retour en 1942, La Belle et la bête en 1945, L’Aigle à deux têtes en 1947 et Le Testament d’Orphée en 1960 ne sont qu’une expression de plus de ce génie éclectique et contradictoire.

« Je ne pensais pas qu’il existait des femmes si nobles… »

« Quel rêve ! »

« C’est à mon tour de te chuchoter à l’ oreille. »

« Je suis, hélas, la femme des petites choses. »