C’est en prison que Jean Genet rédigea les strophes du Condamné à mort et la dédicace en prose à Maurice Pilorge. Le voyou entend, et il l’a souvent proclamé, user de tout l’attirail classique et de toutes les séductions afférentes, afin d’en pervertir plus radicalement les valeurs et les pompes. La grâce qui hante les poèmes de Jean Genet est celle d’un ange qui s’est volontairement dévoyé. D’où le charme trouble et violent, la fascination séditieuse et irrécupérable qui émane de ces pages.
(Note de l’éditeur : Gallimard, Collection Poésie).
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J’ai l’intention de prendre au pied de la lettre cette note ciselée, pour que le charme trouble et violent, la fascination séditieuse et irrécupérable de ce texte, vous envoie au paradis pendant un temps, dans le noir, toute honte bue, à désir ouvert, comme on dit : à tombeau ouvert.
Et s’il était besoin d’une mise en garde, j’ajouterais que ce spectacle est conçu à l’adresse de ceux pour qui le corps nu est une aubaine, toujours objet de désir, jamais refusé.
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