L’école des veuves 

de Jean Cocteau

Adaptation et mise en scène
Hazem El Awadly

Avec :
Les comédiens de la troupe

Scénographie : Jean-Marie Eichert

Musique :
Hazem El Awadly

Photographies : Samuel Croix

Affiche : Jean-Luc Faure
  
Assistante : Marie Mendoza
 
   Costumes :  Tsung-Hsuan Chiu
Hazem El Awadly 

   Lumière : Mathilde Bourbin


Selection officielle du festival international du Caire du 10 au 20 oct 2008

Site officiel

Le Théâtre Nout est heureux de vous présenter sa nouvelle création : « L’école des veuves ».

Drôle, vif mais sous des allures légères, ce texte de Jean Cocteau assez méconnu,  traite de la vanité de l’Absolu, de l’attachement aux choses matérielles comme aux Idées mais aussi de la fidélité et de l’amour.

Hazem El Awadly, directeur et metteur en scènet, développe depuis de nombreuses années la particularité d’une culture double, à la fois égyptienne et française, que l’on pourra ressentir par la musique, le choix esthétique des costumes, les senteurs de musc.


«Et moi, je crierai s' il le faut comme une chouette»

Jean Cocteau, né en 1889, fut un grand protagoniste de la scène littéraire et artistique européenne, jusqu’à sa mort, en 1963.

Auteur dramatique, écrivain, cinéaste, peintre, chorégraphe, il est l’auteur d’une oeuvre considérable et éclectique, dont il est difficile de retrouver une unité stylistique et technique.

Il expérimenta toujours de nouvelles formes et de nouveaux langages. Dans le climat effervescent du début du siècle, il fréquenta Stravinsky, Cendrars, Apollinaire, Modigliani, Max Jacob. Séduit par les Ballets russes de Diaghilev, il créa avec Picasso, Satie et Massine, le ballet Parade en 1917, véritable scandale.

Après les adaptations d’Antigone et de Roméo et Juliette, il écrivit Orphée montée par Pitoëff en 1926; il y proposa une vision originale d’un mythe classique tout comme il le fit dans La Machine infernale, mis en scène par Jouvet en 1934. La Comédie  Française ouvrit ses portes à La Voix humaine en 1930, qui rencontra les faveurs du public.

De nombreux écrits se succédèrent encore, dont Les Parents terribles, pièce jugée scandaleuse et interdite par le Conseil Municipal, mais qui fut reprise avec un grand succès en 1938.

Parallèlement, il réalisa plusieurs oeuvres cinématographiques dès les années 30. Le Sang du poète, tourné en 1930, L’ Eternel retour en 1942, La Belle et la bête en 1945, L’Aigle à deux têtes en 1947 et Le Testament d’Orphée en 1960 ne sont qu’une expression de plus de ce génie éclectique et contradictoire.



Jean Cocteau nous entraîne cette fois-ci dans un caveau où une jeune et belle veuve s’est enfermée avec sa nourrice car on vient d’y enterrer son vieux mari. Sa résolution est prise, elle se laissera mourir à côté du sarcophage afin d’être un exemple de pureté aux yeux des « femmes du monde ». La nourrice, grâce à la présence du jeune garde du cimetière timide mais bien fait de sa personne, parviendra à convaincre sa maîtresse de renoncer à son projet en lui faisant connaître l’amour entre les bras du jeune garde.








« Je suis, hélas, la femme des petites choses »


« Quel rêve ! »


« C'est à mon tour de te chuchoter à l' oreille. »



« Je ne pensais pas qu' il existait des femmes si nobles... »
otos