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C’est dans les yeux brûlés des femmes |
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Le Théâtre du Kariofole, qui est-ce ? Dès sa fondation, le Théâtre du Kariofole a choisi de privilégier l’écriture originale : Olympe et les années de verre (1989) ou de revisiter les classiques (Les Diablesses, 1997, une suite du Misanthrope de Molière), ou encore de théâtraliser quelques textes littéraires (Elles étaient une fois, 1998- textes de : Amélie Nothomb, Annie Ernaux, Madeleine Chapsal ; Le goût des flammes, Implantée à Ris-Orangis, dans l’Essonne, depuis sa création, la compagnie se devait de tenir compte de son environnement social. Dans une optique originale d’insertion du théâtre dans la cité, la compagnie tisse des liens et pose sans cesse des passerelles culturelles en direction d’un public majoritairement défavorisé. Le Théâtre du Kariofole rêve aujourd’hui d’une culture accessible à tous et interroge la devise « Liberté Egalité - Fraternité » dans la France d’aujourd’hui. La ville de Ris-Orangis met à sa disposition un théâtre de 200 places, une salle de répétition et des bureaux. Le Conseil Général finance et soutient les projets de la Compagnie ; ainsi que la DRAC Ile de France, la préfecture de l’Essonne et le FASILD, sur des projets spécifiques. |
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THEATRE DU KARIOFOLE Compagnie en résidence dans la ville de Ris-Orangis 10, place Jacques Brel |
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Textes du spectacle A partir d’un montage de textes de femmes d’ici et d’ailleurs, cette pièce donne la parole à celles qui sont en guerre sociale, culturelle et religieuse. Je voulais être libre, ne pas être soumise, ni enfermée à la maison ; comme celles que je voyais autour de moi. Une jeune fille doit marcher vite, la tête courbée vers le sol, car, si son œil rencontrait celui d’un homme, tout le village la traiterait de Charmuta (pute). Les mauvaises femmes se lèvent tard, se couchent tard. Quand tout la monde va à droite, elles vont à gauche. Pauvre mortelle et femme de surcroît, je ne puis ni interdire, ni permettre. Le temps de l’humiliation et de l’aliénation est révolu ! S’il faut admirer la Japonaise -et il le faut- c’est qu’elle ne se suicide pas. On conspire contre elle depuis sa plus tendre enfance. On lui coule l’intérieur du cerveau. |
C’est dans les yeux brûlés des femmes C’est l’histoire d’une blonde occidentale un peu endormie sur ses privilèges et qui entend dans sa rue une femme criée. Et la voilà qui prête l’oreille à l’histoire des autres. Dans le rire et les larmes, Samira, Souad, Chadortt, Talisma… se racontent. Chaque jour, ici, dans nos villes, nos banlieues, là-bas, dans les mégalopoles japonaises ou les bidonvilles africains, les femmes bafouées, humiliées, interdites de penser ou d’aimer, crient même sans bruit… Et ces paroles réunies engagent la blonde occidentale au sursaut, au réveil, au combat. C’est donc l’histoire d’une femme qui se convertit au féminisme. Le théâtre se fait le messager d’une parole qui appelle à l’action : refuser de se taire, parler, témoigner… Les mots ouvrent les portes des prisons. |
L’équipe du spectacle MISE EN SCENE DECORS IMAGES LUMIERE ET SON AVEC MASQUES |
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